Pour son entrée en lice dans cette nouvelle saison de football, le club français de l'Olympique Lyonnais fait face à un climat particulièrement agité en tribunes et aux abords de son enceinte. D'après une enquête menée par RMC Sport, le mois de septembre a été rythmé par des incidents, des bagarres et des polémiques enflammées sur les réseaux sociaux autour du Groupama Stadium.
Une altercation polémique après Lyon-Le Havre
Le 29 août dernier, à l'issue de la rencontre entre Lyon et Le Havre, deux incidents majeurs ont éclaté près du stade. Le plus médiatisé concerne une élue locale affirmant avoir subi une agression à caractère raciste avec son compagnon. Une enquête judiciaire a conduit à la poursuite de deux individus pour violences en réunion, sans que la qualification raciste ne soit retenue par le parquet. Les versions divergent quant à l'origine de cette bagarre, attribuée par les mis en cause à un simple malentendu nocturne.
La réaction des Bad Gones face aux rumeurs
Face à la recrudescence des accusations infondées sur les plateformes numériques, le principal groupe de supporters de l'Olympique Lyonnais, les Bad Gones, a décidé de se porter partie civile. Leur conseil a rappelé l'innocence totale des membres du groupe dans ces dossiers. Parallèlement, une autre rixe programmée entre factions rivales a éclaté devant les portes du stade le même soir, blessant grièvement un jeune supporter.
La fermeté de la direction face aux nouveaux groupes
La direction du club rhodanien applique une politique stricte pour encadrer les tribunes. Lors de la réception de Rennes, un nouveau groupe de supporters, les Atypik Lyonnais, s'est vu refuser l'accès au stade. En cause, leur refus de se soumettre au règlement intérieur exigeant de décliner l'identité des membres dans le cadre d'une période probatoire de plusieurs années.
Prochaine échéance : l'Olympique Lyonnais poursuit son championnat sous haute surveillance des autorités et de sa direction pour garantir la sécurité les jours de match.
Photo : Alexis Klein — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons